• Les petits mouchoirs de Cholet

     

     

     

    Bonjour à tous,

     

     

    Voici mon retour sur : 

     

     

    Les petits mouchoirs de Cholet

     

    Isabelle Artiges

     

     

    ❤❤❤

     

    À la mort de son père, Louise, 10 ans, va vivre à Paris chez sa sœur et son beau-frère. De ce jour, elle porte en elle la cicatrice de la séparation d’avec sa mère qui est recueillie par le seul frère de la fratrie.

    Quelques années plus tard, la Première Guerre mondiale éclate. Paul, médecin tombé sous le charme de Louise, la convainc de le suivre au front. Au mépris des convenances et de ce que pense sa famille, elle accepte et devient aide-soignante. Elle se verra aussi confier des missions dangereuses.

     

    Mon avis :

     

    La plume est agréable à lire. L’histoire est plaisante même si certaines descriptions ralentissent le rythme. Sans vraiment m’attacher à Louise, elle a malgré tout su s’attirer ma sympathie. J’ai beaucoup aimé le personnage de Paul aussi, tout en retenu.

    Ce livre abordant la Première Guerre mondiale et qui plus est essentiellement d’un point de vue médical, j’ai été étonnée qu’il n’y ait pas fait mention des « gueules cassées ».

    Autre point surprenant, la guerre fait rage mais nos deux héros s’octroient un retour à Paris pour Noël et quand Louise se trouve en manque de sa famille, il lui est accordé aussitôt la possibilité de partir pour un mois entier. Je ne suis pas une spécialiste des pratiques de l’époque mais cela m’a semblé peu crédible.

    Un avis en demi-teinte donc.

     

     

     


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    Le ciel de Darjeeling

     

    Bonjour à tous,

    J'ai entamé cette lecture plutôt confiante,

    mais finalement je suis plutôt déçue par ce roman.

     

    Le ciel de Darjeeling

     

    Nicole Vosseler

     

    ❤❤

     

    1876. Après la mort de son père, Helena se voit plus ou moins contrainte d’épouser Ian Neville, un riche planteur de thé en Inde pour assurer l’avenir de son jeune frère. Mais le passé de Ian recèle bien des mystères. Alors que son mari est en voyage, Helena reçoit la visite d’un homme rencontré juste avant son départ de Londres. Quel lien unit sans le savoir les deux hommes ?

    Mon avis : 

    Le livre se découpe en trois parties. La première, relate la rencontre entre Helena et Ian. L’évolution de leur rapport ne m’a guère convaincu. Et peut-être encore plus du point de vue de la jeune fille. Rien ne laisse apparaître pour moi la naissance de l’amour qu’elle éprouve pour Ian, j’ai eu l’impression que l’aveu qu’elle fait une nuit est comme un cheveu tombant sur la soupe.

    La deuxième partie est sur l’enfance de Ian. Je dois avouer que j’ai mis un certain temps avant de me rendre compte qu’il s’agissait de cela (je ne suis pas la seule, vu un autre avis laissé sur le net, ce qui veut dire que cette partie est peut-être mal amenée). 

    Et au début, avant qu’il soit vraiment question de Ian devenu plus grand, cela ne m’a guère passionné la façon dont ses parents se rencontrent et s’aiment sous les yeux de Mohan, l’oncle de Ian. Tout est trop hâtif.

    La troisième partie, il s’agit du dénouement qui a été bâclé et reste peu crédible à mes yeux. Helena semble une vraie girouette et elle apparaît immature alors que cela n’était pas mon sentiment avant.

    Certains dialogues étaient peu représentatifs de l’époque, et m’ont quelque peu déroutée ainsi que le tutoiement entre Helena et Richard alors qu’ils se connaissent à peine.

    Je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages. Helena n’a pas su m’émouvoir. Je n’ai éprouvé aucune empathie pour elle. Et à peine pour Ian. J’ai juste ressenti de la compassion pour ce qu’il a subi enfant. 

    Un autre point m’a fait tiquer : la gifle qu’il donne à Helena. J’ai trouvé ce geste disproportionné vu ce qui l’a déclenché et j’espérais qu’il y aurait une « bonne » raison pour qu’il l’ait fait (du point de vue de Ian, pas du mien puisque il n’y en aura jamais pour moi) mais non. 

    Il y a de (trop) longues descriptions, même s’il est intéressant de découvrir l’Inde du 19ème siècle, les coutumes, la culture du thé, la domination anglaise. J’avoue que j’ai décroché plus d’une fois. 

    Bref, vous l’aurez compris, je n’ai pas du tout été embarquée par cette histoire. Mais cela ne reste que mon avis. Après coup, j’ai vu qu’il y avait beaucoup d’avis positifs sur ce roman.

     


    3 commentaires
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    Bonjour à tous,

    désolée pour cette longue absence pas toujours de mon faîte.

    Je vous retrouve pour un retour de lecture.

     

    Un seul amour

     

    Anita Shrever

     

     

    ❤❤❤❤

     

     

    En vacances au bord de la mer avec ses parents, Olympia, 16 ans, tombe amoureuse du Dr John Haskell qui n’est pas insensible à son charme. Mais il a 41 ans, il est marié et père de 3 enfants. Et nous sommes en 1899.

     

    Malgré leurs remords, principalement envers Catherine - la femme d’Haskel, ils tombent dans les bras l’un de l’autre. Lorsque leur liaison est découverte, c’est le scandale.

     

    Haskell disparaît et Olympia, enceinte, se voit contrainte par son père d’abandonner l’enfant et de s’exiler dans une école pour filles.

     

    Lorsqu’elle quitte brusquement la première place qu’elle occupe comme gouvernante, elle trouve refuge à Fortune’s Rock, dans leur maison de vacances. Elle apprend par hasard que son fils a été laissé aux soins d’un orphelinat à proximité. Elle se bat alors pour récupérer la garde de son enfant.

     

    Mon avis :

     

    Il s’agit là d’une relecture, mais comme on m’a offert ce livre il y a près de 20 ans, je dois avouer que je l’ai abordé comme une découverte tant je me souvenais de peu de choses.

     

    C’est une belle histoire qui dépeint la bourgeoisie de Boston mais également les immigrés pauvres. On navigue entre les vacances au bord de l’eau et le dispensaire où les conditions ne sont pas faciles ainsi que les conditions de vie des immigrés et on suit notre jeune héroïne sur plusieurs années.

     

    Olympia est une jeune fille à la fois tenace et soucieuse (de Catherine, de ses parents – son père en particulier), même si elle ne peut s’empêcher de vivre son amour pour Haskell. Amour qu’elle ne reniera jamais. Elle va devoir affronter bien des épreuves dont elle se relèvera avec courage.

     

    On ne peut qu’éprouver de la sympathie pour la femme du médecin de voir ainsi son honneur et son amour bafoué  tant cette personne est aimable et pourtant sans en vouloir à Olympia et Haskell qui s’aiment d’un amour sincère.

     

    Chaque personnage tient bien son rôle, on se les imagine très bien et on sympathise avec tous (enfin à part Cote, à la fois imbu de sa personne et à l’origine (volontaire) de la révélation.

     

    J’ai eu beaucoup de plaisir à le relire.

     


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  • Qui ne se plante pas ne pousse jamais

      

     

    Bonjour à tous,

    Voici comme promis le deuxième article lecture que j'ai programmé hier. 

     

    Qui ne se plante pas ne pousse jamais

     

    Sophie Tal Men

     

    ❤❤❤❤

     

    Atteinte d’une maladie incurable, Jacqueline, octogénaire, projette un plan un peu fou : qu’Alexandre, jeune interne en médecine qu’elle a élevé et Margaux, sa petite-fille qui parcourt le monde pour le compte de la chocolaterie familiale se posent enfin et redécouvrent les liens qui les unissaient enfants.

     

    Mon avis :

     

    Après avoir lu « Les yeux couleurs de pluie » qui ne m’avait pas trop convaincu, j’ai récidivé avec cette auteure et je dois avouer qu’il m’a nettement plus séduit. Il m’a manqué un petit quelque chose pour que ce soit un coup de coeur mais j’ai apprécié cette lecture au style simple et fluide où on découvre les blessures sous-jacentes, entre une dégustation de délicieux chocolats et l’air vivifiant de la Bretagne. C’est un roman qui fait du bien pour peu qu’on ne recherche pas plus loin que la détente en ouvrant un livre, dans la lignée des livres feel-good actuels.

     

    Si j’ai apprécié d’emblée Alexandre, Margaux m’a plusieurs fois agacée avec son indécision et ses caprices de petite fille gâtée. J’ai la nette impression ces derniers temps que mes préférences vont plutôt aux héros qu’aux héroïnes. Sans doute parce qu’ils sont plus « natures » et moins girouettes. J’ai beaucoup aimé Jacqueline aussi, si pétillante, malicieuse et joueuse (un peu moins son côté « voyante »).

     

    J’aurais aimé, cependant, que les personnages soient davantage exploités car au final, ils donnent un petit goût de trop peu.

     

    Bonne lecture,

     


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  • Les couleurs du destin 

     

    Bonjour,

    Je vous souhaite une belle fête des mamans.

     

    Les couleurs du destin

           

    Mireille Pluchard 

     

    (France Loisirs) 

     

    ❤❤❤❤ 

     

    1804, la petite Sixtine subit, plus que le reste de la famille, les brimades de son père. Quelques années plus tard, c’est dans les bras de Jean-Baptiste, le fils des propriétaires du domaine du Souleiadou, qu’elle découvre l’amour. Mais il meurt à la guerre et Sixtine, enceinte, n’a d’autre choix que de fuir. Elle fait alors plusieurs belles rencontres qui l’emmènent jusqu’en Provence, où son destin se révèle plutôt clément pour elle. Lorsque l’épidémie de choléra survient, elle décide d’emmener toute sa petite famille dans les Cévennes de son enfance, acquérant par la même occasion le domaine de Souleiadou.

     

    Mon avis :

     

    Étrange comme cette lecture a résonné un temps avec l’actualité. Impossible de ne pas faire le parallèle entre l’épidémie de choléra et le covid 19.

    Une belle histoire de destin, avec des personnages forts, des descriptions (parfois un peu trop, même s'il est toujours intéressant de découvrir de nouvelles choses) du travail dans les cébières ou l’industrie du textile, où se côtoient petites gens et dynastie.

    Le début est un peu confus car l’auteure a choisi d’ouvrir le roman sur Sixtine avant d’enchaîner sur le passé et comme il y a beaucoup de personnages, pas évident de suivre. Il y a un arbre généalogique mais il se trouve curieusement à la fin, c’est donc en refermant ce livre que je l’ai vu et cela me semble peu judicieux. 

    Un autre bémol concerne le vocabulaire employé pour décrire une personne sortie de l’enfance mais pas encore adulte. Le terme d’adolescence m’a fait tiquer pour l’époque. J’ai lu pas mal de classique et je ne me souviens pas avoir vu ce mot (hormis ceux du 20e siècle). On parle plus volontiers de jeunes gens. J’ai donc cherché sur le net et voilà ce que j’ai trouvé :  

     

    « Ce n’est qu’au milieu du XIXe  siècle que le mot adolescence apparaît dans le vocabulaire de nos sociétés occidentales pour désigner les jeunes collégiens poursuivant leurs études et financièrement dépendants. C’est à cette époque que l’industrialisation prend son essor et que l’espérance de vie s’accroît. À peu près simultanément, un costume particulier à cet âge permet de distinguer les jeunes des enfants et des adultes, mais l’adolescence ne concerne encore alors qu’un nombre très restreint d’individus appartenant à la bourgeoisie. Les nobles et les pauvres quant à eux continuent de bénéficier d’une formation acquise au contact des adultes par l’intermédiaire des précepteurs et des patrons. L’adolescence ne deviendra un terme générique, désignant toute une classe d’âge et utilisé aussi bien pour les garçons que pour les filles, que plus tard avec la généralisation de la scolarisation au XXe siècle ».

      

    Ce terme est donc inapproprié dans ce roman. Étonnant de la part d’une personne qui est passionnée d’Histoire. 

    Ces deux faits mis à part, l’histoire est bien écrite et intéressante, les personnages sonnent vrais. J’ai donc passé un bon moment de lecture à suivre le destin de Sixtine mais également la vie des autres personnages.

     

    Bonne lecture,

    Je programme un autre article lecture pour demain,

    le plus jeune de mes fils reprend le chemin du collège et je pense ne pas avoir le temps de revenir sur le blog.

    Belle semaine à tous.

     

     


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